La Revue
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Un mot par numéro, suivi de bout en bout. La Revue Alèthéia prend un seul terme hébreu ou grec et le traite sous tous ses angles : ce que la langue porte, ce que la traduction retient, ce que le texte fait apparaître quand on suit le mot d’un bout à l’autre de l’Écriture.
Le numéro 1 : kabowd, la gloire comme poids. Ce que la traduction a effacé du mot le plus mal rendu de la Bible, en un peu plus de 5 000 mots.
Les rubriques de chaque numéro
- Éditorial : pourquoi ce mot, pourquoi maintenant.
- Labo lexical, le cœur du numéro : la racine, l’architecture des lettres, les emplois dans tout le canon.
- Traduire c’est trahir : le passage du mot d’une langue à l’autre ; dans le n°1, doxa contre kabowd.
- Le Décryptage : une question concrète éclairée par le mot.
- Le Parvis : une entrée accessible, un verset lu pour la première fois.
- Mémoire vivante : une figure de l’histoire des études bibliques ; dans le n°1, James Strong.
- L’Écho : le mot face à une autre tradition ; dans le n°1, kabowd et le Nommo.
- La Fiche : la fiche lexicale complète du mot, à garder.
C’est le format qui garde le travail vivant entre deux ouvrages.
La Revue est offerte. Un nouveau numéro paraît chaque mois : demandez-le sur WhatsApp, il vous est envoyé à sa parution.
Lire un extrait
Chaque numéro part d’un seul mot. Voici comment le premier s’ouvre.
Pourquoi cette revue, pourquoi maintenant
Il y a un mot que j’ai lu des centaines de fois sans le voir. Un mot que les pasteurs prononcent en levant les yeux vers le plafond, que les choristes chantent en frissonnant, que les commentateurs bibliques définissent comme « l’éclat lumineux de la présence divine ». Ce mot, c’est gloire. Et le jour où j’ai compris que cette traduction trahissait entièrement le mot original, quelque chose s’est fissuré dans ma lecture de la Bible, d’une fissure dont je ne voulais plus me passer.
Le mot hébreu est כָּבוֹד, kabowd. Sa racine, kabad, signifie : être lourd. Peser. Avoir du poids. La gloire de Dieu, dans la pensée hébraïque, n’est pas un halo. C’est une masse. Une densité ontologique. Quelque chose qui pèse sur les choses et les tient debout.
Pourquoi cette revue ? Parce que la langue dans laquelle nous avons reçu la Bible n’est pas la langue dans laquelle Dieu a parlé, et que la différence n’est pas un détail académique. Elle change tout : ce que la sainteté exige, ce que le culte signifie, ce que la rémunération d’un musicien d’église a à voir avec la justice. Parce que des milliers de croyants francophones lisent une traduction de traduction, sans jamais soupçonner que le texte original dit autre chose, parfois le contraire.
Pourquoi maintenant ? Parce que la méthode existe. Parce que les outils sont construits. Parce que l’heure du silence académique sur ces questions est passée.
Cette revue n’est pas une polémique. C’est un laboratoire ouvert. Chaque numéro part d’un mot. Un seul mot. Et ce mot, quand on le sonde vraiment, avec ses lettres, sa racine, ses usages canoniques et ses résonances universelles, ce mot devient une clé. Ce premier numéro vous donne la première clé : kabowd. Retenez-la. Ce que vous lirez ici ne vous quittera pas.
Éditorial du numéro 1, « La gloire comme poids ». Huit rubriques, un peu plus de 5 000 mots.
Suivent le labo lexical, les six temps du mot, le passage du grec, le décryptage, le parvis, une figure de l’histoire des études bibliques, et la fiche complète de kabowd à garder.
Détails
| Format | Périodique mensuel, offert |
| Langue | Français |
| Référence | ALE-REV |
Questions fréquentes
Comment le recevoir
Vous m'écrivez sur WhatsApp, je vous l'envoie. Aucun compte, aucune inscription, aucune contrepartie : ce modèle est offert à toute œuvre qui en a l'usage.
Puis-je le modifier et le rediffuser
Oui, entièrement. Il vous est remis en Word précisément pour cela, et vous pouvez le donner à une autre œuvre sans me demander quoi que ce soit.
Faut-il connaître l’hébreu ou le grec
Non. Tout est translittéré et expliqué, et le guide de lecture des fiches, qui ouvre Creuser, est fait pour cela. La méthode a été conçue pour un lecteur francophone qui n’a jamais étudié ces langues.